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Victime : de la souffrance à la jouissance. Qui consulter à Paris 18e ?

Dr Chloé Blachère
Paris, le 3 septembre 2026

Le plus souvent, lors d’une situation difficile à vivre, la réaction spontanée de tout être humain est de se positionner comme victime : victime de l’autre, victime d’une situation, victime du destin. Or, s’il existe bien une large part de son environnement sur laquelle l’être humain n’a pas prise – celle que l’on nomme le Réel – il en existe une autre au sein de laquelle son positionnement, conscient et inconscient, exerce une influence qu’il convient d’examiner. C’est du moins la proposition faite dans le cadre d’une psychothérapie ou d’une psychanalyse.

Face à une difficulté rencontrée avec un patron ou des collègues, dans une relation amoureuse, avec des amis, ou encore dans la société, c’est bien souvent la répétition de situations similaires qui opère un premier décalage avec cette réaction spontanée de victimisation. C’est d’ailleurs, dans bon nombre de cas, le repérage de cette répétition qui peut conduire à rencontrer un clinicien, psychothérapeute ou psychanalyste.

Dès lors, il devient possible d’examiner la part de responsabilité qui engage celui ou celle qui s’était d’abord positionné en victime et donc la manière avec laquelle celui-ci ou celle-ci se positionne dans les situations de désaccord, de conflit ou de remise en cause.

Certaines situations problématiques peuvent nécessiter du temps à ne plus l’être. En marge de cela, la manière avec laquelle une personne qui souffre et qui reconnaît sa souffrance peut se maintenir dans une inertie sans mettre en place des actions qui lui permettront de sortir de cette situation peut être interrogée. Cette posture révèle la jouissance que son Moi tire de cette situation et de cette position de victime. Rappelons ici brièvement que la jouissance renvoie à « la servitude du Moi envers les organisations intramoïques et une tentative du Moi de se soustraire au manque, en transgressant les limites du principe de plaisir »1. Aussi, ne pas mettre en place puis faire perdurer les actions qui permettront de construire une issue à la situation problématique rencontrée caractérise cette jouissance. Le Moi, qui ne veut pas céder de cette position de victime de l’Autre, cherche à faire plier le monde autour de lui pour que l’injustice qu’il vit et qu’il ressent soit reconnue par tous. C’est une logique de revendication qui vise à ne pas perdre – ce peut être un confort à certains égards, ou encore un avantage. Il s’agit d’une logique qui a davantage pour effet psychique d’enfermer que d’ouvrir en esquissant un avenir qui fait envie.

La proposition psychanalytique vise à ce que l’être puisse assumer sa responsabilité de conduire aussi sa destinée2. Il s’agit donc de regarder et d’assumer sa propre part de responsabilité, c’est-à-dire ni de se charger de celle d’autrui ni de dénier la sienne.

Par conséquent, plutôt que d’attendre qu’un changement se produise par lui-même ou bien qu’autrui organise les choses pour soi, la visée est de s’éveiller à garantir à soi-même son intégrité psychique, corporelle et organique, sans en faire porter la responsabilité et le soin par un autre que soi-même – ce qui, bien entendu, n’exclut pas de faire appel à autrui pour y parvenir.

Si vous souhaitez rencontrer un psychothérapeute ou un psychanalyste à Paris 18e, dans un autre arrondissement parisien ou en région parisienne, il est possible de consulter la liste de professionnels. Pour rencontrer un clinicien en fonction de ses moyens financiers, il est possible de s’orienter vers la Consultation Publique de Psychanalyse (CPP), à Paris, en Île-de-France ou en Bretagne.


  1. Amorim (de), F. (Dir.) Manuel clinique de psychanalyse, entrée « jouissance », Paris, RPH Éditions, 2023, p. 255. ↩︎
  2. La formule est celle du docteur de Amorim. ↩︎