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Trouver un manuel clinique de psychopathologie et psychanalyse : la phobie

Carmen Blanc
Hennebont, le 30 avril 2026

Le Manuel clinique de psychanalyse, paru chez RPH-Éditions, instruit le lecteur sur la phobie. Ce chapitre s’appuie sur la théorie psychanalytique ainsi que plusieurs vignettes cliniques qui nous montrent précisément de quoi relève ce symptôme.

Ce dernier ne fait pas référence à une structure psychique spécifique. Ainsi, il peut apparaître chez une personne de structure névrotique, psychotique ou perverse. Selon la définition de Freud, le symptôme est « une formation de compromis, résultat d’un conflit psychique entre désir et interdit »1. De ce fait, lorsqu’un patient décrit en séance un comportement phobique, cela ne donne pas d’indication au clinicien sur sa structure mais plutôt sur un désir inconscient, interdit et refoulé. Ce conflit psychique décrit par Freud est alors déporté et concentré sur un objet qui devient source d’angoisse pour la personne. Les objets dit phobogènes sont en lien avec l’histoire ou les mouvements inconscients du patient et sont de cette manière très variés. En effet, il peut s’agir d’un insecte, d’une formalité administrative, d’un fluide corporel tel que le vomi, ou encore d’un bruit ou d’une odeur. La liste ne peut être exhaustive, car la phobie s’appuie sur tout objet qui a un sens inconscient pour le patient et que la cure l’invite à dévoiler.

Ce symptôme est toujours lié à l’angoisse2 et cette dernière se déporte sur l’objet phobogène. S’ensuit alors souvent un comportement contra-phobique, consistant notamment à éviter l’objet, provoquant un impact très contraignant pour le quotidien de la personne en souffrance. Le travail du clinicien est ainsi de s’intéresser au moment où ce symptôme est apparu, ainsi qu’au contexte et aux souvenirs qui y sont reliés. Ainsi, par l’association libre, le patient est invité à se détacher de l’image première de cette phobie et à opérer un décalage lui permettant d’exprimer ses peurs, ses fantasmes ou encore sa haine, de manière à ce que son symptôme puisse disparaître et sa souffrance diminuer.

En conclusion, le Manuel clinique de psychanalyse enseigne, par des présentations cliniques très riches et une théorie précise, ce qu’est la phobie et comment le clinicien peut opérer afin qu’une personne qui en souffre puisse parvenir à un apaisement psychique.


  1. Amorim (de), F. (Dir). Manuel clinique de psychanalyse, Paris, RPH, 2023, p. 145 ↩︎
  2. Ibid., p. 160 ↩︎