Dr Chloé Blachère
Paris, janvier 2026
Si l’organisme concerne la médecine, il revient au psychothérapeute et au psychanalyste d’orienter patients (en psychothérapie) et psychanalysants (en psychanalyse) vers le médecin dès lors que des symptômes organiques sont apportés en séance. Ça n’est qu’après l’examen médical réalisé par ce dernier que l’examen psychique pourra être mené avec sérieux. De la même manière, les symptômes corporels peuvent nécessiter une expertise médicale. En parallèle de celle-ci, le travail d’association libre des pensées peut être poursuivi en séance de psychothérapie et de psychanalyse et permettre au patient ou au psychanalysant d’en apprendre davantage sur lui-même et sur sa manière de traiter son corps.
Des privations – de sommeil, de nourriture, de soin – ou à l’inverse un investissement excessif – de sommeil, de nourriture, de préoccupations médicales – tout comme la prise de toxiques – drogues, alcool – peuvent être appréhendés comme des échos des conflits intrapsychiques qui opèrent dans l’ombre. Faute d’être parlés et associés librement en séance, ces conflits peuvent être agis ; et leur premier terrain d’expression est alors bien souvent le corps. Cette hypothèse se trouve renforcée lorsque le patient ou psychanalysant sait qu’il importe d’aller consulter son médecin sans tarder, ou bien qu’il mette un terme à un comportement dont il perçoit les conséquences mortifères, mais qui pour autant tarde à consulter ou même s’y refuse catégoriquement, révélant ainsi sa jouissance.
En revanche, lorsque la haine, associée à ces agissements, commence à être reconnue et est associée librement en séance, l’apaisement éprouvé rend possible une vie qui ne soit plus dirigée par les pulsions de destruction mais qui puisse prendre appui sur un désir décidé de construction.
Pour rencontrer un psychothérapeute ou un psychanalyste à Paris 18e, dans un autre arrondissement parisien ou en région parisienne, il est possible de consulter la liste de professionnels. Pour rencontrer un clinicien en fonction de ses moyens financiers, il est possible de s’orienter vers la Consultation Publique de Psychanalyse (CPP), à Paris, en Île-de-France ou en Bretagne.