Que devient le transfert lorsque la maladie atteint l’organisme ? Que peut encore la psychanalyse là où le savoir médical rencontre ses propres limites ?
Dans ce second tome consacré au transfert auprès des malades organiques, Fernando de Amorim poursuit une réflexion originale, nourrie de son expérience clinique à l’hôpital et en ville. À partir d’une relecture critique des élaborations post-freudiennes, il met en lumière les enjeux théoriques et cliniques du transfert lorsque la maladie atteint l’organisme, tout en proposant des développements qui renouvellent la pratique psychanalytique dans ce champ.
L’une des contributions majeures de cet ouvrage réside dans la distinction opératoire entre organisme, corps et psychisme. Cette élaboration permet de préciser les positions respectives du médecin et du psychanalyste, non dans une logique d’opposition mais de complémentarité. Tandis que le premier intervient sur l’organisme malade, le second accompagne le travail d’érogénéisation du corps par la voie du langage, offrant à la poussée libidinale une possibilité de représentation et de symbolisation.
En montrant comment les effets du traitement médical et ceux de la cure psychanalytique peuvent se répondre sans se confondre, Fernando de Amorim propose une conception renouvelée de la clinique des malades organiques. Cet ouvrage constitue une contribution majeure à la réflexion contemporaine sur les rapports entre médecine et psychanalyse, et offre aux cliniciens des repères théoriques et pratiques d’une grande fécondité.
Fernando de Amorim, psychanalyste, défend l’idée que la psychanalyse est une science avec un objet, une méthode et des techniques. À travers son œuvre, il revisite les concepts de la psychanalyse tout en proposant de nouvelles techniques. Une lecture toujours plus fine de l’appareil psychique lui permet d’élaborer une métapsychologie de la maladie organique, mais aussi d’actualiser la praxis psychanalytique.
Président-Fondateur du RPH (Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital) devenu depuis école de Psychanalyse, il y enseigne la psychanalyse, forme des cliniciens et forge des styles. Il a exercé comme psychanalyste à l’hôpital dans différents établissements franciliens (AP-HP), notamment en collaborant à l’Institut Français de Chirurgie de la Main (IFCM) avec le docteur Philippe Saffar ou avec le professeur Jean Cabane sur la fibromyalgie à l’hôpital Saint-Antoine. C’est dans le service d’hématologie du professeur Loïc Guillevin et du professeur Philippe Casassus, de 1991 à 2006, qu’il a mis en place la première consultation publique de psychanalyse. Il a ensuite créé la CPP (Consultation Publique de Psychanalyse) dans le IXe arrondissement de Paris. Il est également à l’origine du Service d’Écoute Téléphonique d’Urgence (SÉTU ?).