You are currently viewing La rencontre avec le RPH : une École qui compte avec le désir (II)

La rencontre avec le RPH : une École qui compte avec le désir (II)

Nouha Babay
Courbevoie, le 11 mars 2026

Peu de temps après le début de ma cure, j’ai commencé à me renseigner sur la manière de devenir psychanalyste. Mon psychanalyste m’a alors demandé : « Avez-vous pensé à rencontrer le président de l’École ? » À ce moment-là, le RPH m’était encore inconnu. Je me rappelle avoir gribouillé quelques lignes dans mon cahier, puis avoir fait la démarche d’appeler Monsieur de Amorim. La première fois que je l’ai rencontré, je m’attendais à ce qu’il me demande mon CV, qu’il me pose un tas de questions, bref un tas de preuves de qui je suis. J’avais peur de cette rencontre ! Au RPH, on ne m’a jamais demandé ma pièce d’identité !

Monsieur de Amorim m’a juste posé la question sur ce qui m’amenait. J’ai expliqué, il m’a encouragée. Il m’a indiqué comment adhérer au RPH, quel ouvrage commencer à lire, l’importance de m’inscrire dans un cursus d’études de psychologie et de contacter une membre de l’École pour trouver un groupe de lecture. Enfin, il m’a informée de la possibilité de recevoir des patients dès ma première année de licence de psychologie. J’avais d’abord contacté une psychanalyste de l’École, puis Monsieur Jean‑Baptiste Legouis, secrétaire général du RPH, pour entamer le groupe de lecture. Depuis, j’ai parcouru l’œuvre freudienne et lacanienne de A jusqu’à Z. Je me rappelle la consigne de Monsieur de Amorim : « Lisez comme si vous lisiez Le Figaro magazine. » Au début, c’était difficile et peu de temps après j’y prenais goût.

À cette époque, je ne mesurais pas ce que signifiait tout cela. Aujourd’hui, je dirais : rares sont les écoles, voire inexistantes, qui confient une telle responsabilité et témoignent d’une telle confiance à des étudiants. Depuis, je continue ma cure personnelle, mon groupe de lecture mensuel, mes études, tout en menant ma vie personnelle et professionnelle.

Ce que j’ai appris au RPH, c’est que le désir compte, que je compte, que ma parole compte, peu importe d’où je viens, quelles sont mes origines, mes moyens, ce que je sais faire ou ne sais pas faire. Le désir ne tombe pas du ciel, c’est une construction. Ce qui est important pour être au RPH, c’est d’avoir un désir décidé d’y être. Même si, parfois, je fais la sourde oreille, je sais que mon désir est là.

Le Colloque du RPH
LA FORMATION DU PSYCHANALYSTE : COMMENT FAIRE ÉCOLE ?

samedi 21 mars 2026, de 9h00 à 16h30
à Paris et en visioconférence

Affiche colloque - La formation du psychanalyste