Samedi 12 septembre 2026
de 9h00 à 16h30, à Paris IIᵉ et en visioconférence
La clinique psychanalytique nous enseigne que devenir femme peut relever d’une construction joyeuse1. Elle témoigne également d’expériences de souffrances et de douleurs que des femmes traversent dans leur corps et dans leur organisme.
S’observe ces dernières années que repérage et nosographie des souffrances gynécologiques évoluent et s’enrichissent. Néanmoins, la question du soin de la maladie et du malade semble avancer à rebours de cette évolution. L’errance médicale que rencontrent certaines femmes, l’aspect énigmatique du déclenchement de la maladie organique, la reconnaissance récente des diagnostics tels que l’endométriose ou le syndrome des ovaires polykystiques et leur prise en charge interpellent autant le médecin que le psychanalyste.
Pour le psychanalyste, ces souffrances gynécologiques situées à la croisée des registres psychique, corporel et organique invitent à travailler avec la médecine. Pour le médecin, la souffrance psychique faisant partie du tableau clinique, le soin de cette souffrance se révèle des plus précieux pour mener à bien le traitement, qu’il soit hormonal, chirurgical ou fonctionnel.
Il est ainsi recommandé que se tisse entre ces acteurs une collaboration via une clinique du partenariat. Celle-ci se réfère à « une clinique organisée autour de la souffrance du patient, de la volonté du médecin de guérir et du désir du psychanalyste, soutenue par le transfert »2. Élaborée en 1990 par le docteur Fernando de Amorim, elle est présente, depuis lors, à l’hôpital et en ville.
Cette journée d’étude nous permettra de poursuivre ce partenariat entre médecins et psychanalystes et d’examiner ensemble les questions que la clinique soulève. Les souffrances gynécologiques peuvent-elles se faire le reflet du rapport singulier que les femmes entretiennent avec elles-mêmes ? Qu’est-ce que la clinique du partenariat peut apporter pour rendre possible la diminution, voire la résolution des symptômes et des maladies gynécologiques ? Et concrètement, comment les femmes au gré de leurs expériences, peuvent-elles élaborer un rapport apaisé à leur corps et au Réel de leur sexe ?
À l’heure où les souffrances gynécologiques font l’objet d’une reconnaissance et d’une prise en charge médicale croissante, le RPH – École de Psychanalyse invite toute personne désireuse d’y contribuer à se joindre à ce temps d’élaboration médicale, clinique et théorique.
- Blachère, C., Dangréaux, S., Ferlicot, O., Mihoubi, L., Rakotoasitera, L.-L., Simmou J. & Vitteaut, S. Du féminin à l’ouvrage, Paris, RPH Éditions, 2025. ↩︎
- Amorim (de), F. (Dir). Manuel clinique de psychanalyse, Paris, RPH Éditions, 2023, p. 37. ↩︎
INFORMATIONS PRATIQUES
Samedi 12 septembre 2026, de 9h00 à 16h30
Espace Vinci
25 rue des Jeûneurs – 75002 Paris
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