Julien Faugeras J’ai pu lire récemment le livre d’Elisabeth Roudinesco, « Sigmund Freud, en son temps et dans le nôtre. » Si la partialité de l’historienne a beaucoup été critiquée, il me semble que ce qui lui a été reproché est justement ce qu’elle a …
Devenir psychanalyste
Dans la lignée des enseignements de Freud et de Lacan, la formation du psychanalyste au sein du Réseau pour la Psychanalyse à l’Hôpital (RPH) est directement articulée à sa psychanalyse personnelle. Quels que soient son âge, son niveau d’études et son statut social, la cure personnelle du clinicien constitue l’élément le plus important de la formation psychanalytique.
C’est en apprenant sur ses symptômes, ses empêchements et ses résistances, puis en les dénouant pour que se dévoile son désir, que le clinicien peut gagner une autorité de transfert auprès de ceux dont il assure la conduite de la cure.
C’est également une expérience qui lui permet, lorsqu’il débute son activité clinique, de pouvoir s’appuyer sur ce qu’il aura perçu de la technique à travers sa cure. Au fil du temps, il pourra construire son propre style tout en affinant son usage de la méthode et des techniques psychanalytiques.
La cure personnelle ne suffit pas à elle seule à former un psychanalyste. Elle est accompagnée d’une formation clinique et théorique solide dispensée au sein de l’École. L’alliance entre cure personnelle et enseignements favorise la prise en compte par le clinicien de ses propres résistances ; celles-ci entravent sa pratique et son autorité clinique. Par cette alliance, le clinicien surmonte ses résistances, mais surtout évite de s’y enliser. C’est l’éthique de la castration.
La formation du psychanalyste au sein du RPH – École de psychanalyse se structure autour du désir. Elle met en exergue le rapport éthique que le clinicien entretient avec son propre désir, en un exercice quotidien de son rapport à la castration.
Julie Mortimore Ce matin, un patient résistait à associer librement ses pensées et répétait « je ne sais pas ». Je lui rétorque, en ma position de psychothérapeute, qu’il ne pourra rien savoir s’il ne dit pas ce qui lui vient à l’esprit. Ce …
Fairouz Nemraoui Bois-Colombes, le 20 décembre 2015 Nous sommes à l’aube d’un savoir qui reste à découvrir, inventer, construire. Antonino Ferro(1) parle de la psychanalyse comme d’une sonde qui élargit sans cesse le champ qu’elle explore. Cette image est plaisante et illustre combien la pratique …
Julie Mortimore Paris, le 21. X. 2013 J’irai à l’essentiel dans ce témoignage concernant ma pratique, en tant que clinicienne en libéral, car ce qui nous concerne ici est politique. L’essentiel se résume aux deux voies ouvertes et proposées par, et seulement par, le RPH …
Délimiter les frontières Fernando de Amorim Paris, 5. III. 2003 Qui assure la clinique de la psychanalyse aujourd’hui ? Il me semble fondamental que le psychanalyste puisse exposer sa pratique, citer son psychanalyste, son contrôleur, parler de son entrée et de sa sortie de la cure. Il …
Fernando de Amorim Paris, le 15. XI. 2011 La formation du psychanalyste est une question fondamentale pour les écoles psychanalytiques. Il y a celui qui s’autorise à se dire psychanalyste de lui-même, c’est-à-dire, autorisé par son ego, il y a celui pour qui l’autorisation lui vient comme ça, …
Parole Fernando de Amorim Paris, le 22. XI. 2011 Il est vrai que Lacan a dit que l’unique médium de la psychanalyse est la parole du patient. Nous trouvons cela dans « Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse », p. 247 …
Édith de Amorim Paris, le 8. XI. 2012 Quelle expression bien peu ragoûtante ! Et pourtant, quelle efficacité ! Quel effet ! C’est une technique mise au point par Fernando de Amorim inspirée de la chirurgie. Mais, comme toute technique, il ne faut point …
Diane Merakeb Hier, je me trouvais après une réunion de travail avec deux de mes collègues pour déjeuner. Ce moment commençait bien, les plats du jour arrivaient, colorés et alléchants. Voilà mon téléphone qui sonne une première fois, je réponds à un patient qui, …