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Trouver un manuel clinique de psychopathologie et psychanalyse : “Associez librement vos pensées, votre corps, vos rêves”

Carmen Blanc
Hennebont, le 14 juillet 2026

Le Manuel clinique de psychanalyse, paru chez RPH­‑Éditions, décrit ce qu’est la règle de l’association libre des pensées. Cette règle, propre à la psychanalyse, est proposée par Sigmund Freud, qui l’élabore en s’appuyant sur sa clinique. En 1909, il écrit :

« [Le malade] doit, en renonçant totalement à un tel choix critique, dire tout ce qui lui vient à l’esprit, même s’il considère comme n’étant pas juste, comme ne faisant pas partie du reste, comme insensé, et même surtout s’il lui est désagréable d’occuper sa pensée avec cette idée incidente. »1

Ainsi, comme nous le montre ce passage, la méthode de l’association libre consiste à dire librement ses pensées, quelles qu’elles soient. De ce fait, cela permet au patient ou psychanalysant de dire une parole vraie, qui ne soit pas déformée ou empêchée par le filtre des résistances. Voici une vignette clinique venant illustrer rapidement cette définition. Une patiente exprime être « surprise » de ce qu’elle formule au cours de sa séance ; elle décrit : « mes paroles semblent dépasser ma pensée ». C’est le signe que cette patiente est au travail et que l’association libre est au rendez-vous. Finalement, en laissant libre cours à sa parole, elle se surprend elle-même.

L’association libre, pierre angulaire de la psychanalyse, voit le jour avec Emmy Von N, dont la cure débute avec Freud le 1er mai 1889. En effet, au cours d’une séance, cette dernière, agacée, indique au psychanalyste de lui laisser la parole et de cesser de l’interrompre2. Ce sont là les prémisses de l’association libre qui devient au fil du temps une méthode indispensable de la cure psychanalytique.

Fernando de Amorim écrit que cette méthode vise :

« […] dans un premier temps, à construire un savoir sur le désir de l’Autre non barré (A), celui qui le guide depuis sa naissance et même avant, puis, dans un deuxième temps, à construire son désir à partir de ce qu’il prendra, dans la position de psychanalysant, chez l’Autre barré (Ⱥ) »3.

Ainsi, en psychothérapie puis en psychanalyse, par le fil de l’association libre, le psychanalysant se détache du désir de l’Autre non‑barré et s’engage alors à construire son désir, et de cette manière sa destinée.


  1. Freud, S. (1909). « De la psychanalyse », in Œuvres complètes, Vol. X, Paris, PUF, 1993, p. 29. ↩︎
  2. Freud, S. (1893-95). « Études sur l’hystérie », in Œuvres complètes, Vol. II, Paris, PUF, 2009, p. 69. ↩︎
  3. Amorim (de), A. « L’association libre : méthode ou technique ? ».  2025, consulté le 12 juillet 2026. ↩︎