Mettant en pratique la clinique du partenariat entre le champ médical et le champ psychanalytique, le RPH assure des présentations de malades de médecine et leur cure (psychothérapie ou psychanalyse) s’ils décident de s’y engager.
Cette articulation met en lumière ce que le RPH a appelé la cônification du transfert : l’acheminement du transfert par le médecin vers le psychothérapeute ou le psychanalyste.
La tradition de la présentation de malades fait partie de la formation clinique depuis fort longtemps en France : on connaît celle de Charcot ainsi que celle Lacan.
Dans la présentation de malades de Charcot la population allait des malades neurologiques aux patientes névrosées. Le malade restait prisonnier de la relation au maître, au professeur, quand ce n’était pas, tout simplement, prisonnier entre les quatre murs de la Salpetrière, parfois jusqu’à la fin de ses jours.
Avec Lacan, il n’y avait pas cette quête sémiologique, il y avait une recherche de l’être.
Si Charcot interrogeait des malades organiques et des patients névrosés, Lacan, lui, interrogeait essentiellement des psychotiques.
Ainsi, le RPH recueille avec grand soin l’héritage de ces présentations ; les présentations de malades de médecine qu’organise le RPH s’inspirent très directement de ces deux cliniques si singulières.
La présentation suit la stratégie de sortir médecin et malade de cette relation imaginaire où le patient demande plus que le médecin ne peut lui offrir. Pris dans les filets de l’appel, voire de la demande de l’autre, le médecin se trouve dans ce qui peut être qualifié d’embarras clinique.



