Urgences psychiatriques : Elles se caractérisent par la prise en charge d’un psychiatre. Ce dernier fera usage de l’arsenal chimiothérapique à sa disposition. Notre urgence n’est pas réfractaire au travail en équipe avec SOS Psychiatrie ou avec n’importe quel psychiatre.
Urgences psychologiques : Les services d' urgences psychiatriques, comme les services d'urgences psychologiques sont confrontés à des souffrances comme l’angoisse, l’anxiété, les troubles alimentaires, le stress et un nombre de plus en plus croissant de symptômes nouveaux. Notre perspective est de prendre en considération ses symptômes, sans intention de les supprimer. Notre stratégie est ailleurs.
Urgences psychiques : L’urgence psychique est un ressenti subjectif de l’être qui n’est pas nécessairement en relation avec l’urgence médicale ou psychiatrique du symptôme.
Notre intention n’est donc pas de supprimer l’urgence du symptôme mais de l’inviter à parler, notre intention est qu’il puisse devenir parole adressée à quelqu’un qui est formé à entendre, à déchiffrer et à dénouer la nodosité énigmatique de la souffrance.
L’objectivation de l’urgence médicale, psychiatrique ou psychologique permet aux urgentistes de prioriser leurs interventions. Ici nous nous appuyons sur la parole de l’être qui nous dit : « ça urge !!! », que nous écrirons Saürj en référence à Saül (le nom hébraïaque du futur Saint Paul), aveuglé sur le chemin de Damas.
Une crise d’angoisse ou d’anxiété peuvent générer ce ressenti d’urgence, en particulier la nuit (insomnie d’endormissement du côté de l’anxiété, insomnie du petit matin du coté de l’angoisse).
Au RPH nous prenons en compte cette dimension de l’urgence dans la demande que nous adresse les malades ou les patients.
Qu’est ce que veut bien vouloir dire le mot urgence dans la bouche de quelqu’un qui, une fois que nous lui disons de venir tout de suite, rétorque qu’il n’est disponible pour un premier entretien que dans 3 ou 4 jours ?



