La lettre a une parution mensuelle. Son objectif est d’informer, communiquer et critiquer l’actualité psychanalytique, médicale ou sociétale. Dans la première partie vous trouverez un petit article de « libre opinion ». Dans la seconde, les nouveautés cinématographiques des salles hors du circuit commercial, les films d’auteurs français et étrangers ; les nouveautés et anciennetés littéraires et enfin, les informations concernant le RPH, ses séminaires (lieu, date, responsable) et l’annonce des colloques.
Edith de Amorim est la responsable de la publication. Pour en être destinataire il vous suffit d'en faire la demande sur NOTRE PAGE CONTACT.
Rédacteur en Chef : Edith de Amorim
Editorial
DES CHIFFRES (FLUCTUARI ANIMO )
C’est connu : on leur fait dire ce qu’on veut. Et aussi, on les malmène : on les tord, les manipule, les rafistole. Et puis, on les mélange : des choux avec des carottes ! En septembre, dans différents quotidiens, j’ai lu que – somme toute (!) – le bilan de la canicule en France était bien plus lourd que ceux de Louisiane et des attentats de New-York réunis. Diantre ! lu comme ça, je l’avoue, j’ai eu peur ! Ben Laden, Al-Qaida et Katrina mis ensemble n’arriveraient pas à la cheville meurtrière de l’implacable inorganisation du gouvernement français de l’été 2003… ! Du pipi de chat, en somme…Il est vrai qu’à l’époque on parla de 15.000 décès !
Pourtant, les 3.000 victimes du 9/11 nous valurent une ambiance « fin du monde » et deux guerres ; environ 1.000 victimes pour Katrina et une ambiance «Sa Majesté des mouches » ; pour les 7.000 victimes directes et les 15.000 de plus dans les 20 années qui suivirent Bophal c’était ambiance « bout du monde loin du cœur ».
Et comme si cela ne suffisait pas à produire la confusion la plus crasse dans mon esprit, il faut ajouter à ces phénomènes les effets de manchettes et de gros titres : dès le 12 septembre 2001, on parlait d’au moins « 20.000 » morts, plus récemment il s’agissait de 10.000 victimes ! Au bout du compte (d’apothicaires) je ne sais plus si je suis insensible ou trop sensible !
Pour ne pas sombrer totalement dans l’incohérence, j’ai voulu connaître le vrai chiffre, vous savez, l’unique, le seul, l’officiel - comme on l’appelle – des victimes de la canicule. Après beaucoup de temps passé à le traquer dans les rets d’Internet, je téléphonais et retéléphonais à la Direction Générale de la Santé (D.G.S.) : là, on ne communique rien à ceux dépourvus, comme moi, de personnalité morale ! Il faut écrire, ce que je fis le 14 septembre. Bien sûr, lorsque j’aurai la réponse je vous la donnerai…
Un membre du RPH
Laure Baudiment
Née en 1964, je me suis longtemps couchée de bonne heure. Après un bac et un BTS, j’ai travaillé en entreprise jusqu’en 1998. J’ai repris mes études : je voulais faire psychanalyste, j’ai opté pour la filière psychologie et commencé une analyse en 1989. Durant mes études j’ai commencé par effectuer un stage au sein de SOS Dépression et Urgences psychiatrie. J’y ai appris un peu sur la psychose en écoutant des psychotiques déverser leurs angoisses de nuit via le téléphone et sur l’urgence en accompagnant le psychiatre chez le patient en crise.
J’ai ensuite eu le bonheur de rencontrer en 1997, Fernando de Amorim, qui m’accepta en stage à l’hôpital Avicenne dans le service d’immunologie, service où l’on meurt beaucoup. Grâce à ce Monsieur, qui parlait enfin un langage que je comprenais, j’ai pu me mettre réellement au travail et suivre son enseignement. J’ai ensuite effectué deux ans de stage à l’hôpital de la Salpêtrière au sein du service de Consultations Extérieures (avec des patients sans papier, sidéens, en état de grande pauvreté, schizophrènes, etc.) et à l’hôpital de jour du Pradon à Sainte-Geneviève des Bois où j’ai eu l’occasion de travailler avec des enfants psychotiques.
J’ai aussi une expérience en thérapie familiale au Centre Monceau avec Pierre Angel et en ethnopsychiatrie au Centre Georges Devereux. Au bout de ce parcours expérimental, j’ai continué à opter pour la psychanalyse et me suis installée en libéral en 2000. Je reçois en tant que psychothérapeute avec diplôme de psychologue des enfants et des adultes sur Paris et Noisiel en attendant d’occuper la position de psychanalyste.
J’effectue aussi des suivis thérapeutiques d’enfants placés à l’ASE suite à de mauvais traitements. Je fais partie du RPH depuis sa création en 1997. Je me suis longtemps occupée de la Revue du RPH que j’ai du abandonner à la naissance de mes enfants. Je m’occupe de la partie publication-distribution, du site Internet, de la comptabilité et du bulletin du RPH.
Le RPH m’a permis de débuter rapidement ma clinique et me permet toujours d’élaborer ma praxis : Analyse, supervision, clinique, théorie, vie quotidienne et Brésil !
L’oeil– en expositions :
« Territoires et vies », photographies de Sebastião Salgado jusqu’au 15 janvier 2006 à la Bibliothèque Nationale de France, site Richelieu, 58, rue de Richelieu – 2e (mardi au samedi : 10h – 19h ; dimanche : 12h – 19h) 7€ (tarif réduit : 5 €) ; réel, imaginaire et symbolique dans son objectif.
« Picasso. La passion du dessin » et « Autour des Demoiselles d’Avignon », jusqu’au 9 janvier 2006 au Musée Picasso, hôtel Salé, 5 rue de Thorigny – 3e, tél. : 0142.71.58.21, sire [rmn.fr/picasso] (tlj, sauf mardi, de 9h30 – 17h30) 6,70 € (tarif réduit : 5,30 €)
L’œil – en salles obscures :
« Odessa… Odessa ! »,film français, israélien (2004), documentaire de la réalisatrice Michale Boganim ; sur l’objet perdu immarcescible et en lambeaux.
L’œil – en lignes :
« Les figures du discours » : Pierre Fontanier, aux Editions Flammarion (1/1988)
« Quartier Lacan » : Alain Didier-Weill, aux Editions Flammarion - Poche Essai (9/2004)
« Introduction à l’étude de la médecine expérimentale » : Claude Bernard, aux Editions Flammarion (1/1984)
L’œil – en vue du colloque sur les psychoses - Les ouvrages des intervenants :
« Le délire des négations. Le discours de la psychanalyse » : Jorge Cacho, Association Freudienne Internationale (1/1993), épuisé ! Monsieur Cacho où peut-on se procurer votre ouvrage ?
« Urgentistes » : Patrick Pelloux,, Edtions Fayard (4/2004) ; Monsieur Pelloux dans son audition du 2 décembre 2003, publiée dans le Rapport de la commission d’enquête sur les conséquences de la canicule, consultable sur le site [assemblee-nationale.fr/12/rap-enq/r1455-t2-03.asp#P1894_662414], nous dit que les services des urgences sont de « véritables capteurs d’informations », et que les médecins urgentistes sont de « véritables capteurs de santé publique ».
Les réunions cliniques du RPH
Ces réunions se déroulent le deuxième mardi de chaque mois de 21h à 23h au 1 rue Lentonnet 75009 Paris.
Chaque mois un membre praticien de l’association présente une situation clinique.
La réunion est ouverte uniquement aux membres praticiens de l’association.
Informations :
J.-B. Legouis 06 11 89 51 81.
Date de la prochaine réunion :
Le 11/10/05 : J. Sayag
Le 08/11/05 : L. Baudiment
L’Assemblée Générale du RPH
Ce séminaire animé par F. de Amorim a pour thème l’identification en médecine et psychanalyse. Il se déroule le quatrième mardi de chaque mois de 21 h à 22 h 30 au 1, rue Lentonnet 75009 Paris. Il est ouvert aux médecins, étudiants et psychothérapeutes qui pourront apporter des situations cliniques à discuter pendant le séminaire.
Informations :
Lilia Nabaïs : 01.39.47.71.53
Date du prochain séminaire :
Le 25 octobre 2005
Le 22 novembre 2005
Les colloques du RPH
Le colloque de novembre aura pour thème :
samedi 26 novembre 2005
De 8 h 30 à 16 h 00
Au musée des moulages
de l’hôpital Saint-Louis
Inscriptions 50€
20€ pour les membres de l’association
10€ pour les étudiants et les chômeurs
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